Ce qu’il faut savoir sur les 33 séances de radiothérapie
- Une séance délivre en général une dose de 1,8 à 2 Grays, jamais la dose totale en une fois.
- Un protocole de 33 séances correspond à une dose cumulée proche de 66 Grays.
- Le traitement s’étale le plus souvent sur 6 à 8 semaines, à raison de cinq séances par semaine.
- Le nombre de séances est fixé par l’équipe de radiothérapie, avec l’oncologue radiothérapeute.
- Des protocoles hypofractionnés, validés par la Haute Autorité de Santé, réduisent parfois ce nombre à moins de 20.
5 faits vérifiés4 sourcesmis à jour le 21 août 2026
Dose totale
Le nombre de séances traduit une dose totale à atteindre, jamais un chiffre isolé.
Rythme des séances
Cinq jours sur sept, pour laisser aux tissus sains le temps de récupérer entre deux irradiations.
Décision médicale
Le protocole revient à l’équipe de radiothérapie, selon le type de cancer et sa localisation.
Un protocole de 33 séances de radiothérapie correspond, à raison de 2 Grays par séance, à une dose totale proche de 66 Grays cumulés sur plusieurs semaines. Ce chiffre n’est jamais choisi au hasard. Je t’explique comment il se calcule, et ce qui fait varier le nombre de séances d’un dossier à l’autre.
Que signifient vraiment 33 séances de radiothérapie ?
Retiens une règle simple, toi qui cherches à comprendre ce chiffre : chaque séance délivre une petite quantité de rayons, jamais la totalité d’un coup. Le radiothérapeute additionne ces petites doses jusqu’à atteindre la dose totale prescrite pour ton type de tumeur. Un protocole en 33 fractions n’a donc rien d’exceptionnel : c’est un rythme parmi d’autres, choisi selon la zone traitée et l’objectif du traitement, curatif ou complémentaire à une chirurgie.
Trois grandes familles de protocoles existent, avec des logiques de dose très différentes :
| Protocole | Nombre de séances | Dose par séance | Durée totale |
|---|---|---|---|
| Fractionnement classique | 30 à 35 séances | 1,8 à 2 Gy | 6 à 8 semaines |
| Hypofractionnement | 15 à 20 séances | 2,6 à 3 Gy | 3 à 4 semaines |
| Radiothérapie stéréotaxique | 1 à 5 séances | 6 à 10 Gy | 1 à 2 semaines |

Pourquoi la dose totale est-elle fractionnée en autant de séances ?
Voici ce qu’un tableau de chiffres n’explique jamais tout seul. Entre deux séances, tes cellules saines profitent d’un temps de réparation que les cellules cancéreuses gèrent beaucoup moins bien. Étaler la dose en 33 fractions, plutôt que la délivrer en une fois, protège donc la peau et les organes situés autour de la zone visée. C’est tout le principe du fractionnement : une dose forte tuerait la tumeur, mais abîmerait aussi les tissus voisins de façon durable.
Des équipes de l’INSERM travaillent aujourd’hui sur la radiothérapie FLASH, qui délivre une dose en une fraction de seconde tout en épargnant mieux les tissus sains. C’est, à mon avis, le point le plus mal expliqué en ligne : ce fractionnement en 33 fractions n’a rien d’arbitraire, il protège réellement tes tissus sains. Cette piste de recherche pourrait, à terme, réduire le nombre de séances nécessaires pour certains cancers, sans perdre en sécurité pour le patient. Ce même mécanisme de réparation explique pourquoi la fatigue s’installe souvent peu à peu au fil des semaines, un peu comme lorsqu’une vitesse de sédimentation élevée provoque de la fatigue : le corps mobilise de l’énergie pour réparer les tissus sollicités.
Comment se déroule une séance concrètement ?
Une séance dure rarement plus de 15 à 20 minutes, installation comprise. Tu t’allonges sur la table de l’accélérateur linéaire, dans la position déjà repérée lors de la simulation. Voici ce qui se passe, dans l’ordre :
- Positionnement précis grâce à des repères tracés sur la peau ou un masque de contention.
- Vérifications d’imagerie pour recaler l’appareil au millimètre près.
- Irradiation proprement dite, qui dure rarement plus de deux à trois minutes.
- Contrôle et sortie, sans anesthésie ni récupération particulière.
C’est cette régularité qui rend le calendrier des séances si rigide. Décaler une date perturbe tout l’équilibre calculé au départ, et l’équipe soignante ajuste rarement le programme sans une bonne raison.

Voir le déroulement en images aide souvent à mieux comprendre cette logique de dose fractionnée, positionnement et vérifications comprises.
Quels effets secondaires apparaissent au fil des séances ?
Les effets ne surviennent presque jamais dès ta première séance. Ils s’accumulent avec les fractions successives, sur la zone irradiée uniquement. La peau rougit souvent, comme après un coup de soleil, et devient sensible au point de provoquer parfois une peau qui gratte après la douche, plusieurs semaines durant.
⚠️ Décaler ou sauter une séance modifie la dose biologique réellement reçue par la tumeur : préviens toujours l’équipe soignante en cas d’empêchement, plutôt que d’annuler seule.
D’autres effets dépendent entièrement de la zone traitée : troubles digestifs pour l’abdomen, gêne urinaire pour le pelvis, difficultés à avaler pour la sphère ORL. Ils s’atténuent en général quelques semaines après la dernière séance.
Combien de temps dure la récupération après la dernière séance ?
Tu n’as pas besoin d’attendre la fin d’un protocole de 33 séances pour prendre soin de ta peau. La fatigue, elle, met souvent plus longtemps à se dissiper que les rougeurs cutanées : compte de quelques semaines à trois mois selon la zone traitée et ton état général avant le début du traitement. Le retour à une vie normale se fait souvent progressivement : la plupart des patientes reprennent leurs activités habituelles dès la fin des séances, avec quelques ajustements le temps que la peau cicatrise. Une toilette à l’eau tiède, un savon surgras et une crème solaire renforcée sur la zone irradiée limitent ensuite les irritations pendant plusieurs mois.

Je te le conseille sans détour : un suivi régulier avec ton oncologue radiothérapeute vérifie mieux que n’importe quel forum si ta récupération suit son cours normal. N’hésite jamais à signaler un symptôme qui persiste au-delà de ce qui t’a été annoncé.
FAQ sur la radiothérapie en 33 séances
Qui décide du nombre de séances de radiothérapie ?
L’équipe de radiothérapie, autour de l’oncologue radiothérapeute, fixe le protocole après une simulation dosimétrique. Le nombre de séances dépend de la dose totale nécessaire et de la sensibilité de l’organe traité, selon des protocoles validés par la Haute Autorité de Santé.
Une radiothérapie en 33 séances est-elle plus efficace qu’un protocole plus court ?
Pas automatiquement. Les techniques d’hypofractionnement délivrent la même dose totale en moins de séances, avec une efficacité comparable pour de nombreux cancers, mais leur adaptation dépend toujours du type de tumeur traitée.
Comment aider la peau à récupérer après le traitement ?
Ameli.fr recommande une toilette à l’eau tiède avec un savon surgras, sans frotter la zone irradiée, et une protection solaire renforcée durant les mois suivant la fin des séances.
Combien de temps dure un protocole de radiothérapie externe ?
En général de 6 à 8 semaines, à raison d’une séance par jour, cinq jours sur sept, hors week-end, pour un protocole classique comme celui du cancer de la prostate.
Vrai ou faux : 3 idées reçues sur la radiothérapie
Question 1 / 3
Le nombre de séances dépend uniquement de la gravité du cancer.
Question 2 / 3
Une séance de radiothérapie est indolore au moment où elle a lieu.
Question 3 / 3
Sauter une séance sans la reprogrammer n’a aucune conséquence sur le traitement.



