Quelle crème solaire recommandée par les dermatologues choisir?
Par Léa, mis à jour le

Les infos à retenir
- Selon l’Ordre des pharmaciens, environ 80 % des cancers de la peau sont liés à des expositions excessives au soleil, d’où l’importance de bien choisir sa protection
- L’Ordre des pharmaciens recommande une crème d’indice SPF 50 qui protège des UVB et des UVA, sur les zones non couvertes par les vêtements
- Aucun produit n’offre de protection totale : les mentions du type « écran total » ne doivent plus être utilisées
- Vérifie sur l’emballage l’indice de protection (SPF) et le logo UVA, qui n’est pas obligatoire mais recommandé
- Il faut renouveler l’application toutes les 2 heures et après chaque baignade, quel que soit l’indice
Ah, la crème solaire… Ce produit qu’on oublie souvent au fond du sac de plage et qu’on ressort péniblement quand on a déjà viré crevette. Mais en vrai, c’est bien plus qu’un accessoire de vacances : c’est un allié santé indispensable pour protéger notre peau des UV et prévenir le vieillissement cutané. Avec toutes les options sur le marché, comment choisir une crème solaire recommandée par les dermatologues en s’appuyant sur ce que disent les autorités de santé ? On fait le point.
Pourquoi faire confiance aux recommandations des dermatologues ?
Les dermatologues, ces spécialistes de la peau qu’on consulte pour nos grains de beauté suspects ou notre acné tenace, sont aussi les mieux placés pour nous conseiller en matière de protection solaire. Ils connaissent les actifs efficaces, les filtres à privilégier et surtout, ceux à éviter pour notre santé.

Selon l’Ordre des pharmaciens, les cancers de la peau sont les plus fréquents en France, avec plus de 100 000 nouveaux cas par an, et environ 80 % sont liés à des expositions excessives au soleil. Du coup, bien choisir sa protection solaire, c’est pas juste une question d’esthétique. L’Ordre recommande une crème d’indice SPF 50.
Il existe deux familles de filtres : les filtres chimiques (organiques), qui absorbent les UV, et les filtres minéraux (dioxyde de titane, oxyde de zinc), qui les réfléchissent. Seule une trentaine de filtres sont autorisés par la réglementation cosmétique.
Quelle crème solaire pour le visage recommandée par les dermatologues ?
Le visage, c’est la zone la plus exposée au quotidien. Même en hiver, même quand il fait gris, les UV passent ! Du coup, une crème solaire pour le visage a sa place dans la routine dès que tu t’exposes, en évitant en plus le soleil entre 12 h et 16 h en France métropolitaine.
Pour le visage, on privilégie des textures légères qui ne laissent pas de traces blanches et qui peuvent s’intégrer sous le maquillage. Le choix d’une marque compte moins que l’indice, le logo UVA et ta tolérance : en cas de peau sensible ou d’acné, demande conseil à ton pharmacien ou à ton dermatologue.
Les critères d’une bonne crème solaire visage
- Indice élevé (SPF 50 ou 50+)
- Texture non grasse et non comédogène
- Protection à large spectre (UVA et UVB)
- Sans parfum pour les peaux sensibles
- Résistante à l’eau et à la transpiration
Quelle est la meilleure crème solaire visage anti-âge ?
Beaucoup de gens cherchent une crème solaire visage anti-âge. Ce qui protège réellement du soleil, c’est l’indice de protection et la couverture UVA, pas les actifs ajoutés.
Certaines crèmes ajoutent des antioxydants ou de l’acide hyaluronique. Ces ajouts ne remplacent pas un indice de protection élevé et une protection contre les UVA : c’est cela qui compte pour la peau.
Les UV accélèrent le vieillissement de la peau, et se protéger du soleil est un geste de prévention bien établi. Si tu cherches d’autres astuces pour rajeunir ton apparence, garde en tête que la protection solaire reste un bon réflexe.
Que dit le test de 60 Millions de consommateurs sur les crèmes solaires ?
Le magazine 60 Millions de consommateurs réalise régulièrement des tests indépendants sur les protections solaires. Leurs analyses portent sur l’efficacité réelle du SPF annoncé, la présence de substances controversées et le rapport qualité-prix.

Je ne reprends pas ici de classement : les résultats changent d’un test à l’autre, et il vaut mieux consulter les numéros récents du magazine.
Lire l’étiquette d’une crème solaire
En Europe, les produits solaires se classent selon l’indice de protection : faible (6 et 10), moyenne (15, 20 et 25), haute (30 et 50) et très haute (50+). Cherche aussi le logo UVA, qui n’est pas obligatoire mais recommandé : il indique une protection contre les UVA en plus des UVB. Un filtre présent sous forme nano doit être signalé par la mention « [nano] » dans la liste des ingrédients.
Les mentions comme « écran total » ou « protection totale » ne doivent plus être utilisées, car aucun produit ne protège totalement. Mettre de la crème ne permet donc pas de rester plus longtemps au soleil. Les autorités recommandent d’éviter le soleil entre 12 h et 16 h en France métropolitaine, de chercher l’ombre, et de ne pas exposer un enfant de moins de 3 ans. Ces informations viennent de Santé.fr, avec la DGCCRF, et de l’Ordre des pharmaciens.
Sources : Santé.fr, produits de protection solaire ; Ordre des pharmaciens, prévention solaire.
Quelles crèmes solaires à éviter absolument ?
Parlons maintenant des crèmes solaires à éviter : celles qui n’indiquent aucun indice, celles qui promettent une « protection totale » (mention à ne plus utiliser) et celles dont l’indice annoncé n’est pas tenu. En avril 2024, l’UFC-Que Choisir a testé 13 crèmes solaires pour le visage annoncées SPF 50 ou 50+ : 5 se sont révélées insuffisamment protectrices. Les filtres autorisés par la réglementation ont été évalués ; si un ingrédient t’inquiète, lis la liste sur l’emballage et demande conseil à ton pharmacien.
Les formules parfumées peuvent gêner les peaux sensibles ou réactives. Et attention aux sprays : pratiques certes, mais on a tendance à moins en mettre et l’application est souvent inégale !
Méfie-toi des produits sans indice de protection, et vérifie que la protection couvre bien les UVA et les UVB (logo UVA).
Que valent les applications de notation des produits ?
Des applications notent les produits d’après leur liste d’ingrédients. Leur note ne remplace ni l’indice de protection ni le logo UVA, qui sont les seuls à mesurer la protection contre le soleil.
Si les nanoparticules t’inquiètent, sache qu’un filtre sous forme nano doit être signalé par la mention « [nano] » dans la liste des ingrédients. Pour prendre soin de ta peau de manière globale, pense aussi à adopter des gestes beauté adaptés qui préservent ton capital santé.
Quelle protection solaire en parapharmacie ?
La parapharmacie, c’est un peu le temple de la meilleure crème solaire en parapharmacie. On y trouve des gammes variées, et le pharmacien peut t’orienter selon ton type de peau. L’indice, le logo UVA et la liste d’ingrédients restent les critères à lire sur l’étiquette.

Comment choisir sa crème solaire pour prévenir le cancer de la peau ?
Quand on parle de meilleure crème solaire contre le cancer, on parle avant tout d’une protection optimale contre les rayons UV. L’Ordre des pharmaciens recommande une crème SPF 50 qui protège des UVB et des UVA, en plus de l’ombre, des vêtements couvrants, d’un chapeau et de lunettes. Si tu as des antécédents familiaux ou une peau claire, parles-en à ton médecin ou à ton dermatologue.
Les autorités de santé recommandent de renouveler l’application toutes les 2 heures et après chaque baignade, quel que soit l’indice. Le sable, la neige et l’eau peuvent renvoyer plus de la moitié des rayons du soleil sur la peau, et en altitude il faut augmenter l’indice habituel.
Tout comme on prend soin de son apparence en apprenant à se trouver belle, protéger sa peau du soleil est un acte d’amour envers soi-même qui aura des répercussions positives sur le long terme.
Les bons réflexes protection solaire
- Appliquer 20 minutes avant l’exposition
- Renouveler toutes les 2 heures et après la baignade
- Ne pas s’exposer entre 12h et 16h
- Compléter avec chapeau et vêtements couvrants
- Utiliser de la crème même à l’ombre ou par temps nuageux
Au final, la crème solaire recommandée par les dermatologues idéale dépend de ton type de peau, de tes besoins et de ton budget. Mieux vaut un produit dont l’indice et la protection UVA sont clairement indiqués qu’une formule sans garantie.
Après tout, la meilleure crème solaire, c’est celle qu’on applique vraiment, au bon moment et en quantité suffisante.
Questions fréquentes sur les crèmes solaires recommandées
Quel indice SPF choisir pour une protection optimale ?
L’Ordre des pharmaciens recommande une crème d’indice SPF 50 qui protège des UVB et des UVA. Les catégories européennes vont de la faible protection (indices 6 et 10) à la très haute protection (50+), et aucune ne protège totalement. Pour les peaux claires ou sensibles, demande conseil à ton pharmacien.
À quelle fréquence faut-il réappliquer la crème solaire ?
La règle est de renouveler l’application toutes les 2 heures, et après chaque baignade ou transpiration excessive, quel que soit l’indice. Applique-la en quantité généreuse sur toutes les zones non couvertes.
Les filtres minéraux sont-ils meilleurs que les filtres chimiques ?
Les filtres minéraux (oxyde de zinc, dioxyde de titane) réfléchissent les UV et ne pénètrent pas l’épiderme, alors que les filtres chimiques les absorbent. Les deux familles sont autorisées si elles respectent la réglementation. Le choix dépend de ta tolérance cutanée et de tes préférences.
Peut-on utiliser une crème solaire de l’année précédente ?
Respecte la durée de conservation indiquée par le symbole du pot ouvert sur l’emballage. Si la texture, l’odeur ou la couleur ont changé, jette le produit, et garde toujours ta protection à l’abri de la chaleur.
Faut-il mettre de la crème solaire même en hiver ?
Les rayons UV sont présents même par temps couvert. En altitude, augmente l’indice que tu utilises d’habitude, car la neige, le sable et l’eau renvoient une part importante des rayons sur la peau.
Léa, rédaction d’appMeuf
J’écris des réponses franches aux questions qu’on se pose sur l’amour, le corps et la santé. Chaque chiffre renvoie à une source citée en bas d’article.


